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L'envie haineuse : le moteur de la perversité

Portrait de l'envieux L'envie est un sentiment qui fait partie de la condition humaine. Certaines personnes la gèrent mal et elle se transforme alors en haine, une haine secrète mais tenace. L'envie haineuse est le moteur de la perversité (narcissique - l'ajout de cet adjectif est une redite). L'envie n'est pas sexiste. Elle touche autant les hommes que les femmes. Ce texte vise à dresser le portrait de l'être envieux. L'envie, mal gérée, est sans doute le plus grand des fléaux. L'envie haineuse se remarque à différents traits de caractère : - L'ingratitude. L'envieux n'est jamais reconnaissant des bienfaits qu'on lui procure. Être redevable, il a cela en horreur. Pire, il se sent humilié qu'on puisse lui faire tant de bien. Plus on lui fait du bien, plus il veut du mal. - Il s'éprouve si petit, si laid, si miséreux que la grandeur d'âme, la beauté d'un cœur généreux, la richesse d'une main tendu...

Il n’est pas difficile de vivre quand on aime...

On lui avait dit qu’il était un homme. Il avait demandé ce que cela voulait bien dire. On lui avait dit qu’il avait eu un accident de voiture. Il avait prétendu n’avoir jamais eu de voiture, étant donné qu’il ne savait pas conduire : il n’avait jamais appris, ni maintenant ni autrefois, comme on semblait vouloir l’insinuer. On lui avait affirmé qu’il était né en telle année et qu’il avait donc tel âge. Il s’était mis à rire. Il avait fait des études, allant même jusqu’à obtenir un master en philosophie et Lettres dans telle université, et il avait répondu : pour quoi faire ? Il habitait tel canton, dans tel pays, où tout le monde le connaissait et où il connaissait tout le monde. “C’est absurde”, avait-il répondu. Il n’avait jamais rencontré qui que ce soit. Il aimait manger, surtout de la soupe aux choux. “Qu’est-ce que c’est ?” fut sa réponse. Il aimait rire. “C’est bizarre”, avait-il dit. Il avait été marié à une femme charmante, belle à croquer, aux che...

Machraut

Cette affaire ne fut pas une des plus brillantes de la carrière de Joseph Matobu. Ce dernier avait quitté la PJ pour une cause que personne n’avait pu analyser.      Matobu habitait Arlon, à présent, après avoir habité à Verviers. Deux villes de Belgique, bien qu’elles soient tout à fait opposées sur le plan géographique. Verviers était située près de la frontière Allemande et non loin de Liège, cependant que la ville d’Arlon jouxtait la frontière Française, bien que non loin de Bastogne.       Arlon était une ville paisible où il ne s’était jamais rien passé de sensationnel, hormis le procès du pédophile Belge Marc Dutroux. Ce fait n’eut pourtant aucun lien avec l’affaire dont devait s’occuper Joseph Matobu à titre purement officieux, cela va de soi.     À Arlon vivait une jeune femme d’une vingtaine d’années, très belle et très mince, aux cheveux châtains clairs, qui avait épousé un jeune homme de son âge, ivrogne invétéré...