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Affichage des articles du 2016

Meilleurs voeux

La famille, le chien, les feuilles mortes, et même nos amours passées dans la maison aux volets verts et aux tuiles rouges, vous souhaitent une merveilleuse année 2017, pleine de santé, de bonheur, de réussite et de joie. Ne sont-ce pas toutes les années les mêmes déclarations ? Et pourtant, au douzième coup de minuit, ce 31 décembre, on ne s’embrassera pas, on ne s’enlacera pas, on ne se souhaitera pas une bonne année, enfin pas tout de suite. On va préférer saisir son téléphone portable, son Smartphone pour envoyer une profusion de SMS qui n’arriveront de toute façon pas rapidement étant donné l’engorgement des réseaux. Mais je préfère vous envoyer des propos tels ceux d’une carte de voeux ; comme une carte pleine d’affection, de chaleur, et d’espérance pour la future année.
Qu’elle vous soit douce à tous, et pleine de tendresse.

Mieux vaut en rire

Une longue attente
Un vieux monsieur barbu, monte dans l’autobus et présente au receveur ticket à tarif réduit. –– Vous n’y avez pas droit ! Vous n’êtes plus en âge d’aller à l’école que je sache. –– Cela prouve simplement, mon ami, que j’ai attendu l’autobus très, très longtemps.

Les avantages de la bicyclette  Jeannot est un gamin insupportable. –– Achetons-lui une bicyclette pour Noël, suggère sa maman. –– A quoi bon ? se récrie le père de Jeannot. Tu t’imagines qu’une bicyclette l’empêchera de faire des bêtises ? –– Pour l’empêcher, sûrement pas ! Mais ça les répartira sur une plus grande surface.

La mouche et l’éléphant
Un éléphant  et une mouche viennent de traverser un pont. –– Tu as vu ça, comme on l’a fait trembler, le pont ? dit la mouche à l’éléphant.

Réflexion d’un paresseux
Un chauve a évidemment beaucoup moins de cheveux à brosser, mais il a tellement plus de figure à laver !

Il en faut pour tous les goûts.
L’homme avait fait fortune très rapidement. Il était en train d’épater un de se…

Le langage des chats

Réveillon de Noël 2016. La nuit est tombée depuis longtemps sur la ville. La majorité des citadins a peur à cause du terrorisme. Seul un couple n’a pas la crainte de ces événements. Au contraire. Il s’amuse. Une femme qui adore les chats est à sa fenêtre et admire les gros flocons tomber sur sa pelouse. Soudainement, pendant que sa soeur dresse la table pour le dîner du réveillon, elle entend un miaulement. Pour s’amuser, elle répond par un autre miaulement. L’animal, toujours invisible, miaule de nouveau, et la femme se met à miauler de plus belle, en y mettant cette fois un peu plus de chaleur. Cet échange d’appels se continue un bon bout de temps, de plus en plus passionné. La femme se rend ensuite à la cuisine pour aider sa soeur à mettre la dernière main au couvert et à la décoration de la table. Le sapin est illuminé dans le coin droit de la salle, à deux pas de la fenêtre d’où la femme avait entendu le miaulement du chat. Une fois à table, l’hôtesse ironise : –– C’est merveilleux, …

Une simple lettre

« Cette lettre, pourquoi ne la lis-tu pas ? Tu ne l’as même pas ouverte. Je suis sûr que c’est l’écriture de tante Clara ! » Ne vous est-il pas arrivé de recevoir une de ces lettres qui, à la simple vue de l’enveloppe, vous arrachent un soupire et que vous mettez dans votre poche sans la lire ? Vous savez d’avance ce qu’elle sera : morne et plate, la première page habituellement remplie d'excuses pour le retard apporté à vous écrire. « Nous avons un temps magnifique. Nous voudrions bien vous voir ici. » C’est le type classique de la lettre vide, bébête. Rien que des généralités, nulle précision. Il y a des gens qui pourraient faire le tour du monde sans rien trouver d’autre à dire que : « C’était merveilleux ! » Il en est pourtant qui savent écrire de la manière la plus intéressante sur des choses les plus simples. Témoin ce passage d’une lettre d’une connaissance anglaise. « Ici, les rues vous ont un air d’excessive respectabilité. On dirait des jeunes filles bien élevées. Les martea…

Un samedi de novembre peu ordinaire

Quelle heure était-il quand tout commença ? Il ne pouvait le dire avec certitude. Ce jour-là, dans sa ville, il pleuvait, il faisait froid, il faisait gluant. Dans son pays, été comme hiver, il pleuvait la plupart du temps quant il ne faisait pas un froid de canard. Après sa douche, son petit déjeuner et tout ce qu’un homme censé prépare en début de journée, il s’installa à son bureau, après avoir bourré la première pipe de la journée. On était samedi. Un jour de congé pour presque tout le monde, ainsi que le dimanche, sauf pour lui qui aimait raconter des histoires dans l’unique but de distraire ses contemporains. Il en faisait partie depuis des lustres, comme chacun sait. Sa table de travail était presque en ordre, son pot à tabac à sa gauche, ses pipes à sa droite, ses stylos, bref, tout ce qu’il fallait pour bien commencer un récit. Son Smartphone se trouve à sa droite et est activé en cas où… mais, il n’attendait nul coup de fil. Tant mieux. Il n’appréciait guère être dérangé, qu…